Jul 27 2020
Les deux-tiers des français s’attendent a une deuxieme vague du coronavirus, tandis que leur confiance dans le gouvernement par rapport a sa gestion de la crise s’ameliore
  • Le sondage effectué par Kekst CNC auprès d’un échantillon représentatif des Français montre que le pourcentage de personnes qui s’attendent à une deuxième vague a augmenté de façon considérable, passant de 44% en juin à 67% en juillet – c’est le pourcentage le plus élevé parmi les six pays interrogés.
  • Les opinions sur la gestion de la crise par le gouvernement français sont de plus en plus positives – la France est le seul gouvernement national dans le sondage à connaître cette amélioration.
  • Les trois quarts des personnes sont favorables à l’obligation de port du masque dans les espaces publics clos.
  • Les Français restent préoccupés concernant l'impact du coronavirus sur l'économie nationale et sur leurs propres ménages – mais ils n’attendent pas la reprise avant au moins un an.

Paris, 27 juillet 2020 – Les deux tiers des Français pensent désormais qu'une deuxième vague du coronavirus va survenir, et ils sont de plus en plus nombreux à penser que la reprise économique ne viendra pas avant une année.

Les craintes d'une seconde vague du coronavirus ont fortement augmenté depuis le mois de juin, passant de 44 % à 67 %. Ce bond de 23 % est le plus important de tous les pays étudiés, cette crainte étant également marquée en Allemagne mais avec seulement 8 % d’augmentation. De manière générale, les Français sont désormais plus nombreux qu'en juin à privilégier la protection de la santé plutôt que la reprise économique. 44 % estiment que le gouvernement devrait privilégier la lutte contre la propagation du virus plutôt que la protection de l'économie contre la récession (32 %), soit un écart de 11 % au lieu de 8 % le mois dernier.

Nous pouvons constater le décalage considérable entre la perception française de l'impact du coronavirus sur la santé et la réalité mesurée par les autorités sanitaires. En effet, les personnes interrogées estiment en moyenne que le taux de mortalité est de 4,5% de la population, or en réalité, il est de 0,05%.

Les personnes interrogées s’attendent davantage à des conséquences de plus long terme de la pandémie pour la société et l'économie. Sur l'ensemble des items – impact sur les entreprises, impact sur la France dans son ensemble, impact sur la société et l'économie en général – la perspective d'un impact de "plus d'un an" et de "plus de deux ans" a augmenté de plus de 5%. Les chiffres les plus marquants sont les suivants:

  • 64% pensent que le coronavirus impactera l’ensemble de la France sur le long terme (contre 55% en juin)
  • 55 % des personnes interrogées pensent que le coronavirus impactera sur le long terme les voyages et les vacances (contre 38 % en juin)
  • 53% estiment que la société dans son ensemble sera affectée de la même manière à long terme (contre 44%)
  • 40 % pensent maintenant qu'il y aura un impact à long terme sur leur propre mode de vie (contre 31 % auparavant, sachant que la France reste le pays où cette proportion est la plus faible)

Un soutien important pour le port obligatoire du masque

La population française est très favorable au port obligatoire du masque, en accord avec la mesure récemment mise en place par le gouvernement français dans tous les espaces publics clos. Sondés avant l'annonce de cette mesure, 73 % des Français étaient favorables à l'obligation du port du masque dans tous les espaces publics intérieurs, pourcentage plus élevé que dans les autres pays participant à l'enquête. Il y a également un soutien majoritaire et qui dépasse les clivages politiques des sympathisants de LaREM à ceux du RN. 79 % des personnes interrogées considèrent que les hommes politiques devraient porter des masques, ce qui constitue à nouveau le résultat le plus élevé parmi les pays sondés.

La gestion de la crise par le gouvernement est perçue plus positivement

La confiance dans les mesures gouvernementales concernant la gestion de la crise et le soutien aux entreprises françaises reste stable ou évolue positivement par rapport à juin.

  • Le gouvernement français est le seul gouvernement national à avoir gagné du crédit pour sa gestion de la crise, passant d'un négatif net de -11% à -5%;
  • L'évaluation de la gestion de la crise par le président Emmanuel Macron est passée de -17% à -11%, et celle du ministre de la santé Olivier Véran est passée de -3% à un net positif de 6%.

L'impact du remaniement du gouvernement début juillet pourrait jouer un rôle dans cette évolution, cependant la première analyse portant sur le nouveau Premier ministre Jean Castex est neutre – un nombre équivalent de personnes jugent positivement ainsi que négativement ses actions pendant la crise.

Par ailleurs, nous pouvons observer une augmentation de l’approbation apportée par les Français au gouvernement pour le soutien qu’il apporte aux entreprises. Avec une hausse de 4%, 55% des personnes interrogées estiment que le soutien aux entreprises de la part du gouvernement est apporté aux entreprises qui en ont besoin. Malgré la gravité de la crise qui frappe les entreprises dans tout le pays, avec des licenciements et des restructurations dans tous les secteurs, un nombre encore plus élevé de Français sont persuadés que les entreprises en France redoublent d'efforts pendant l'épidémie du coronavirus (de 51 % en juin à 56 %). Néanmoins, ils sont un peu plus nombreux à s'attendre à perdre leur emploi qu'en juin (jusqu'à 22 % contre 19 %).

Par rapport aux autres nationalités interrogées, les Français restent préoccupés par l'impact du virus sur l'économie française, sur les entreprises dans leur ensemble et sur leur propre santé et les finances des ménages. Toutefois, les niveaux d'inquiétude n'ont pas augmenté au cours du mois dernier et, dans certains cas, ils ont légèrement diminué, notamment en ce qui concerne l'impact sur les entreprises locales ou sur l'économie française (de 48 % à 45 % pour les entreprises d’une région spécifique, et de 60 % à 57 % pour l'économie française dans son ensemble).

Un retour au travail plus sûr que prévu et dans de meilleures conditions

Ceux qui sont retournés sur leur lieu de travail habituel déclarent qu'ils se sentent plus en sécurité que prévu et qu'il est probable qu'ils continueront à travailler dans la même entreprise. 85 % des travailleurs sont retournés à temps plein ou à temps partiel sur leur lieu de travail. Parmi ceux-ci, 40 % déclarent que leur expérience est meilleure que ce qu'ils attendaient, 77 % considérant qu'ils sont tout aussi ou même plus productifs maintenant qu'ils sont de retour au bureau. Seuls 16 % estiment que leur expérience professionnelle est moins sûre que ce qu'ils attendaient, et 15 % seulement déclarent être moins susceptibles de rester auprès de leur employeur actuel.

"Le niveau d'inquiétude en France est manifestement en hausse, alors que le gouvernement et les autorités sanitaires évoquent l'apparition de nouveaux clusters en France et en Europe. Les Français semblent optimistes dans leur ensemble, mais les attentes ont clairement été revues à la baisse au cours du mois dernier, et ceux qui voient un impact à plus long terme de cette crise sont en nette augmentation".

Elvira Eilert Pignal Associée de Kekst CNC à Paris

Un aperçu des résultats internationaux

Dans tous les pays sondés, davantage de personne s'attendent à une deuxième vague et les prévisions d'une crise de plus d'un an se sont accrues.

À mesure que les cas augmentent dans le monde, les américains, les allemands et les suédois veulent de plus en plus donner la priorité à la santé au lieu de la donner à l'économie. Les exceptions sont le Royaume-Uni et le Japon, où éviter une récession a gagné en importance au cours des 30 derniers jours.

Les individus surestiment considérablement la propagation et le taux de mortalité de la maladie. En Suède et au Royaume-Uni par exemple, le public pense que 6 à 7% des personnes sont décédées des suites du coronavirus – ce qui correspond environ à cent fois le taux de mortalité réel basé sur les chiffres officiels. Et dans tous les pays, la population pense que 5 à 12% des personnes sont actuellement atteints du coronavirus.

Dans tous les pays, un pourcentage élevé de personnes soutient le port obligatoire du masque dans les transports publics et les espaces publics intérieurs, à l'exception de la Suède où seulement15% sont d'accord avec cette mesure.

Méthodologie et résultats complets

  • Echantillons nationaux représentatifs de 1 000 adultes chacun en Grande-Bretagne, en Suède, en Allemagne, aux États-Unis, en France et au Japon.
  • L’enquête de terrain s'est déroulée du 10 au 15 juillet 2020.
  • Quotas et pondérations selon le sexe, l'âge et la région dans chaque pays.
  • Marge d'erreur de +/- 3,3 % pour tous les pays.

Les résultats complets de l'enquête sont disponibles ici: https://www.kekstcnc.com/insights/covid-19-opinion-tracker-edition-4

A propos de Kekst CNC

Filiale de Publicis Groupe, Kekst CNC est un cabinet de conseil en communication stratégique de premier plan au niveau mondial. Son équipe de plus de 250 professionnels expérimentés accompagne des clients depuis les 13 bureaux de Kekst CNC à New York, Londres, Munich, Berlin, Francfort, Paris, Bruxelles, Tokyo, Séoul, Hong Kong, Dubaï, Abu Dhabi et Stockholm.

En tant que conseiller stratégique, le cabinet apporte son expertise sur des dossiers aux enjeux majeurs tels que les fusions et acquisitions, l’activisme et la gouvernance actionnariale, la communication de crise, les restructurations, les enquêtes réglementaires, la communication en contexte judiciaire, les relations avec les investisseurs, la communication relative aux introductions en bourse, la gestion de la réputation, la gestion du changement et la communication interne, ainsi que la communication digitale.

Pour plus d'informations, veuillez consulter le site: www.kekstcnc.com

Contacts presse

Richard Rigby
[email protected]
port: +44 (0) 7 97 07 67 607